Droit de réponse du Théâtre Toursky au Journal Zibeline n°39-40

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LA MORT DE LA VÉRITÉ

Droit de réponse du Théâtre Toursky
au Journal Zibeline n°39-40 – Du 28/06 au 12/07/2019

Relatif aux articles “Mariage d’amour, célibat forcé à Marseille, les théâtres fusionnent”
et “En réponse au droit de réponse du théâtre Toursky, quelques éléments”

 

Mensonges, déformations, accusations sans fondement et déloyales… La vérité n’intéresse pas Mme Freschel. Depuis notre entrée en résistance contre la Ville de Marseille, tout est fait pour nous diffamer. Programmations, activités, jauges, fréquentation, missions publiques, budgets, contrats, salaires, droits… elle s’autorise à écrire n’importe quoi bafouant tous les devoirs d’un journaliste, qui sont de respecter la vérité, de publier seulement les informations dont l’origine est connue ou les accompagner des réserves qui s’imposent, de s’interdire la calomnie, la diffamation et les accusations sans fondement et aussi de respecter la vie privée…

Mme Freschel affirme entre autres que les directions des autres théâtres sont moins bien payées, alors qu’elles programment davantage de spectacles que le Toursky… :

 

1°) Rectificatif sur les activités réelles du Toursky :

Mme Freschel aurait dû se référer aux chiffres de la Saison 2019/20 tirés des sites officiels et programmes de Saison des théâtres cités en référence. Contrairement à ses affirmations, la programmation du Toursky-Léo Ferré, pluridisciplinaire et internationale, est la plus dense avec 65 spectacles. La Criée quant à elle en annonce 60, Le Merlan 43, Le Gymnase-Bernardines 40 et la Joliette-Lenche 26. Quant au nombre de représentations, le Toursky en annonce 129, juste derrière le Gymnase (148) et la Criée (168). Le Merlan en annonce 72 et la Joliette-Lenche 69. Nous présenterons 4 créations, La Criée 15, Le Merlan 4, la Joliette-Lenche 3, le Gymnase Bernardines 2. Notre jauge de 932 places est l’une des plus grandes et vient juste après celle de la Criée (1050 places). Celle du Gymnase-Bernardines est de 795, celle de la Joliette-Lenche de 420 et celle du Merlan en compte 390.

Contrairement aussi à ce qui est affirmé et qui est encore de la diffamation, la grande majorité de nos spectacles, sont des contrats de cession (achat), soit 59 spectacles sur 65 programmés. Les autres sont des productions ou des coproductions. Seuls 2 spectacles sont reçus en coréalisation (recettes). La Criée quant à elle en annonce 12 et le Merlan 3.

Quant à la fréquentation publique, le Toursky reçoit chaque année 70 000 visiteurs, toutes activités confondues et a 10 000 abonnés.

Et en ce qui concerne « les missions coûteuses de service public », là encore Mme Freschel ne respecte pas la vérité : Nos Actions d’Education Culturelle touchent des milliers de jeunes. Le Toursky soutient et accueille des artistes en résidences de création -cette année nous en aurons 8- ce qui représente plus de 200 000 euros d’apport en industrie.

 

2°) Rumeurs : Les salaires du Toursky 

Est-ce l’annonce de notre futur combat qui intéresse Mme Freschel ? Non ! Dès la première heure, Mme Freschel détourne le débat, préfère écouter les rumeurs sur les salaires et les colporter. Mme Freschel aurait dû savoir que les théâtres sont régis par une convention collective nationale (la nôtre est le Syndeac) qui définit les emplois, les salaires et leur progression (ancienneté et échelons), dirigeants compris. Le Toursky applique ces règles.

Mais dans son désir obsessionnel d’amoindrir notre combat contre la Ville, Mme Freschel amalgame les fonctions et omet sciemment dans son tableau le travail de direction de la communication qu’exerce Françoise Delvalée depuis 23 ans, en plus de son travail d’administratrice depuis 13 ans.

Si Mme Freschel avait donc voulu informer de façon objective, elle aurait dû constater que le Toursky ne paie pas de co-directeur comme d’autres le font mais que par contre tous les autres théâtres ont bien dans leur organigramme des administrateurs et des directeurs de communication. Dans son tableau très inexact qui se voulait comparatif, elle aurait donc dû faire paraître des salaires correspondants à ces postes et mais aussi à leurs échelons, ce qui aurait fait ressortir une toute autre réalité et n’aurait pas altéré la vérité.

 

Déviance journalistique :

Mme Freschel titre : « la Ville ne tient pas ses promesses faites un soir de bringue au Toursky ! ». Non seulement elle se moque des espoirs de toute une équipe qui avait cru en les promesses de Mr. Gaudin mais tente aussi insidieusement de dévaloriser notre combat contre la Ville qui n’aurait pas de sens puisque ce serait… une blague arrosée.

Dans le même but, Mme Freschel écrit : Richard Martin veut entamer une grève de la faim pour 85 000 euros annuels perdus à la Ville mais retrouvés pour partie (50 000) grâce au soutien des autres collectivités». Là encore, la façon dont Mme Freschel présente les faits est fausse et très pernicieuse. La Ville, ne tenant pas une fois de plus ses promesses, a anéanti totalement les 50 000 euros. Rumeurs malveillantes, chiffres et faits totalement inexacts…, discrimination, discrédit… Cela fait beaucoup… trop.

Quant à ses attaques répétées sur l’âge… Richard Martin, en pleine forme, continue à diriger le théâtre qu’il a créé. Cela semble fortement la contrarier. Mais en quoi est-ce que cela la concerne ? Elle devrait savoir que l’âgisme est pour l’âge ce que le sexisme est au sexe ou ce que le racisme est aux races. Et que c’est interdit et punit par la loi.

 

Préjugés et volonté délibérée de discréditer l’homme Richard Martin :

Mme Freschel s’offusque que Richard Martin se réjouisse de la décoration de « l’Ordre de l’Amitié entre les peuples » que la Russie vient de lui discerner, car, dit-elle « il ne fait pas bon d’être artiste en Russie ». Le Toursky organise depuis 25 ans le plus grand Festival russe d’Europe et a reçu des milliers d’artistes de toutes disciplines. Mais, Mme Freschel méprise 25 ans de travail de rapprochement de nos deux cultures bien qu’elle ne connaisse aucun de ces artistes qui pourtant sont heureux de ne plus subir l’enfer de ce qu’ils ont vécu à l’époque où le moindre opposant finissait au goulag.

Quant au Roi du Maroc, qu’elle dénigre aussi, il n’a fait que saluer le travail de Richard Martin pour le rapprochement des peuples et des cultures, qui, avec l’Institut International du Théâtre Méditerranéen a mis 26 pays en réseau, permettant ainsi aux artistes, intellectuels et journalistes du monde arabe et méditerranéen de se rapprocher et de travailler ensemble. Où est la faute ?

 

Fraternité :

Mme Freschel publie des rumeurs pas du tout fraternelles sur nous mais affirme que nous manquons de fraternité envers nos collègues. Et de citer Dominique Bluzet qui le fait, dit-elle, justement remarquer et explique avec raison que la gestion des Bernardines lui incombant, les subventions qui étaient allouées à ce théâtre lui sont versées puisqu’il en a désormais la charge. » Le même discours que Mme d’Estienne d’Orves ! Une nouvelle salle n’aurait donc pas besoin de financements.

Sous entendant aussi que les subventions versées désormais au Gymnase servent à sauvegarder les emplois de l’équipe des Bernardines. Et tant pis si l’équipe du Toursky se voit réduite et licenciée pour cause de baisse de subventions alors même que son budget était déjà beaucoup plus restreint. Toutes les charges supplémentaires incombant à la nouvelle salle sont niées. En terme de fraternité, de qui se moque-t-on ? D’ailleurs, qui peut affirmer, sans friser la diffamation que le Toursky s’est plaint de l’augmentation des subventions du Gymnase ? Ce que nous demandons, c’est d’être traité, comme lui, avec équité. Qu’est-ce qui dans cette demande n’est pas fraternel ?

 

Gyptis-Lenche :

Mme Freschel nous reproche de ne pas avoir soutenu le Gyptis ou le Lenche. Pourquoi le Toursky se serait-il enchaîné tout seul devant ces théâtres et contre la volonté affirmée de leurs dirigeants et des équipes qui ont accepté ces fermetures ? Depuis, par contre, Ivan Romeuf et sa compagnie l’Egrégore sont accueillis fraternellement au Toursky en résidence permanente.

 

Enfin, si Mme Freschel avait fait son travail objectivement et non pas délibérément à charge, elle aurait aussi pu facilement trouvé le démenti qui a été publié en 2014 dans la presse concernant notre soi-disant soutien à Mr. Gaudin, démenti qui est certainement à l’origine de nos difficultés avec la Ville.
(cf infra)

 

Démenti 30 mars 2014 - Municipales
Démenti 30 mars 2014 – Municipales

 

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Mise au point du Toursky à la Mise au point de Zibeline
paru en encadré face à notre Droit de réponse

 

Zibeline a une vision très restrictive de la liberté d’opinion. Ce journal pense en effet avoir le droit de publier ce qu’il veut sur des personnes, un combat, un théâtre, se trompant sur tout et déformant volontairement les chiffres, les faits… mais se déclare « victime » quand ces personnes mises en cause osent prendre le droit de corriger toutes les erreurs énoncées publiquement par ce même journal.

Un droit de réponse est pourtant tout ce qu’il y a de plus légal. Et heureusement.

 

Et toute personne injustement attaquée, diffamée, calomniée peut se produire en justice pour faire valoir ses droits. Et à son Conseil d’Administration qui écrit que « La presse peut légitimement poser à qui dispose d’argent public des questions sur les salaires, subventions, soutien politique », nous répondons oui, encore faut-il que les questions soient posées aux personnes intéressées et que les réponses publiées ne soient pas des rumeurs malveillantes, calomnieuses, inventées pour discréditer mais soient des informations justes, exactes et vérifiables. En ce qui nous concerne, nous sommes choqués que Madame Freschel se soit autorisée à écrire autant de choses fausses et malveillantes sur le Toursky, sans jamais avoir daigné prendre le temps de nous rencontrer.

Contrairement donc à ce qu’affirme Zibeline, le Toursky est très attaché à la liberté de la presse et se battra toujours pour cette liberté.

 

« Le droit à l’information, à la libre expression et à la critique est une des libertés fondamentales de tout être humain. Ce droit du public de connaître les faits et les opinions procède l’ensemble des devoirs et des droits des journalistes. La responsabilité des journalistes vis-à-vis du public prime toute autre responsabilité, en particulier à l’égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics. Mais la mission d’information comporte nécessairement des limites que les journalistes eux-mêmes s’imposent spontanément dont respecter la vérité quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître, de publier seulement les informations dont l’origine est connue ou les accompagner, si c’est nécessaire, des réserves qui s’imposent, ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents, ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, de s’obliger à respecter la vie privée des personnes, rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte, s’interdire la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondement… ». Quant aux droits des journalistes, cela implique entre autres « qu’ils doivent avoir libre accès à toutes les sources d’information et le droit d’enquêter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique… ».   Comme on le voit, la liberté de la presse n’est donc pas la liberté d’écrire n’importe quoi. Et pourtant Zibeline, depuis notre entrée en résistance contre la Ville de Marseille, n’a pas cessé de publier des chiffres et des faits inexacts, ne s’interdisant jamais la calomnie, la diffamation, les sous-entendus déviants…

 

Pas une fois, Madame Freschel, que nous ne connaissons pas, ne nous a demandé des documents officiels, ne nous a interrogé sur nos activités, nos soutiens politiques…

Madame Freschel fantasme et se trompe sur tout mais n’apprécie pas que nous rectifions ses erreurs. Même son Conseil d’Administration se plaint que nous répondions et que nous rétablissions la vérité. C’est éloquent… de mauvaise foi et de malhonnêteté intellectuelle. Nous les laissons avec leur sens de la liberté très relative et leur déontologie.

Mais nous regrettons d’être encore obligés de corriger ce que Madame Freschel ou son Conseil d’Administration, qui ne semble pas plus qu’elle, bien informé, s’autorise une fois de plus à publier sur les subventions que nous percevons de la Ville de Marseille. Cette subvention est de 945 000 euros et non de 960 000 euros, soit une réduction brutale de 85 000 euros. Nous rappelons aussi à Zibeline que la culture n’est ni frivolité ni un luxe improductif mais un droit et que si les théâtres, opéras, festivals, reçoivent des subventions publiques c’est pour permettre au public et surtout aux plus défavorisés de payer leurs places moins cher et aux artistes de travailler et de produire.

 

Quant aux autres théâtres, que nous saluons, nous ne tenons aucun propos discriminant.
Nous publions la vérité sur les chiffres officiels de nos jauges, créations, spectacles programmés, missions publiques pour rectifier les affirmations mensongères et calomnieuses de Madame Freschel sur le Toursky qui affirmait que nous travaillons moins et que nous étions beaucoup plus payés.

 

Et aussi concernant les élus que le Toursky aurait selon elle, soutenus, nous sommes surpris que Madame Freschel à qui pourtant nous avons envoyé la parution dans la presse de notre démenti en 2014, ne le publie pas ou n’en fasse pas mention comme l’exige son devoir de journaliste de rectifier toute information qui se révèle inexacte. Qui aujourd’hui est dupe de la volonté réelle de Madame Freschel de calomnier Richard Martin n’hésitant pas à affirmer qu’il a de drôles de soutiens pour un homme de gauche, voulant discréditer ainsi notre combat contre la Ville.

 

Sur l’égalité des salaires, un sujet qui semble obsessionnel à Madame Freschel, nous lui répondons et alors ? C’est en effet son droit le plus absolu de payer selon ses dires, très égalitairement ses salariés. Mais en quoi cela concerne le Toursky qui, quant à lui a aussi le droit de respecter la loi et les conventions collectives qui ne donnent pas le même salaire à une aide comptable et à la responsable du service comptabilité, respectant ainsi la charge de travail de chacun, leurs responsabilités, leurs niveaux d’études et leur ancienneté.

 

Et pour conclure, pourquoi Madame Freschel aurait-elle peur de la Justice ? Si les chiffres et les faits qu’elle publie sont justes, authentiques, vérifiables, pas calomnieux, ni diffamants, bref, si elle respecte la charte des devoirs d’un journaliste, elle n’en subirait pas le coût.

Quant à nous, nous en avons fini avec Zibeline. Quel crédit pourrons-nous en effet accorder à l’avenir à leurs articles s’ils sont traités avec autant d’erreurs, de rumeurs et de mauvaise foi que ceux du Toursky ?