Solidarité, qualité et savoir-faire, des raisons d’espérer dans la crise de la filière santé

- Université populaire -

«RETOUR»
Et aussi au Toursky Salle Léo Ferré

Bénédicte Devictor, Stéphanie Gentile

Avec Bénédicte Devictor, Stéphanie Gentile

En France, la filière santé s’est construite par la solidarité, en s’appuyant sur une organisation territoriale hospitalière. En moins de deux décennies, la dégradation des comptes publics ont radicalement changé l’image de la filière santé et modifié l’environnement des hôpitaux, actuellement fait d’épuisement professionnel et de désespoir au travail. En quelques années, la transformation silencieuse des indicateurs a fait diverger les besoins des patients et les objectifs managériaux.

Malgré un engagement permanent, les évolutions incessantes des organisations n’ont pas su répondre aux attentes des professionnels. La santé a souvent été considérée comme un poids pour la collectivité alors que le public y cherchait une garantie de bien-être et une amélioration de la qualité de vie.

Les capacités d’adaptation des comportements et la réaction initiale des systèmes sanitaires ont limité la vague mortelle du SARS-CoV-2. Les états ont profondément changé leurs modes de vie, en mettant en jeu leur humanité, et leurs capacités à prendre en compte les besoins des plus vulnérables.
Les besoins de santé n’ont pas changé, et c’est par la déprogrammation des soins courants que l’ensemble de la filière a répondu à l’urgence de la pandémie.

Le jour d’après n’est pas un simple retour à la vie d’avant. La crise actuelle de la société, tout comme celle de la filière santé, n’est pas la conséquence de la pandémie.

Avec
Bénédicte Devictor
Stéphanie Gentile


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