Et hop ! Les Guérisseurs

«RETOUR»
Théâtre Salle Léo Ferré Création

Richard Martin, Rufus et Zoé Narcy

C’est l’histoire d’un certain Lebeurlard, un olibrius qui a la réputation d’être un guérisseur efficace. Le voici devant un patient qui se nomme Jean Dube. Le cas est difficile. L’homme craque. Toute sa vie, il a été malheureux. Il a pourtant lutté, suivi des régimes alimentaires, arrêté l’alcool, le tabac, le sucre… et le journal télévisé. Il a sélectionné ses fréquentations, observé une morale rigide, il n’a pourtant jamais atteint un minimum de bonheur de vivre. À bout, il vient donc voir Lebeurlard, auquel il avoue son métier : il est tueur à gages professionnel. À chaque fois qu’il exécute quelqu’un, il en éprouve une douleur à l’estomac. Il demande au médecin de pouvoir exercer son métier sans souffrance au travail ! Il essuie un refus catégorique de Lebeurlard. Complètement perdu, Jean Dube prie, supplie, menace… Il veut à tout prix sortir de cet enfer.

La rencontre entre les deux hommes permettra-t-elle la guérison, et par quel subterfuge ; le théâtre peut-être ?

À la manière de Beckett, le masque de la Tragédie et de la Comédie à la main, nous sommes tous en attente d’une joie, d’un avenir meilleur, d’un miracle. Ces deux-là n’y échappent : deux anti-héros comiques qui émeuvent par leur pathétique. Un seul miracle pour les mettre sur la voie : il s’agit de l’ex de Jean Dube, Lacoloc. C’est elle qui les a réunis. L’un la voit, l’autre non ; métaphore de la possible rédemption d’une partie de la société pervertie, papillon sur l’épaule à la manière de Jacques Deray ou fil d’Ariane pour trouver le chemin de la lumière ?

Rufus signe ici un univers poétique démentiel nous prenant à partie, nous forçant à réfléchir sur le conditionnement des hommes : un rire salvateur, l’image de la comédie humaine, forcément tragique et, sous couvert de légèreté, un appel d’urgence à la liberté et à la prise de conscience. Car ce que l’amour ne peut guérir, la médecine le peut-elle ?

Une pièce sublime, des acteurs envoûtants, à ne rater sous aucun prétexte.”

 

Et hop ! Les Guérisseurs © Henri Marquet

© Henri Marquet


 

LA PRESSE EN PARLE…

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« Rufus et Richard Martin, deux magnifiques comédiens et un texte étrange, improbable. Un échange surréaliste qui permet à nos deux compères d’interpréter deux personnages limites, un tueur et un guérisseur fou. Le troisième personnage est une apparition, comme une fée qui viendrait donner sens et légitimité. Le symbole de la guérison qui pourrait s’imposer, comme rédemption offerte en cadeau de consolation.
Ce spectacle est attachant, généreux, on sent une sorte d’amitié qui peut réconcilier la raison et la folie, une espérance aussi. Les deux hommes s’affrontent, crient, hurlent leur fureur, se justifient, mais ce qui ressort au bout du compte c’est le triomphe de la gentillesse et de la bonté. » Revue-spectacles.com, le 8 juillet 2018


« les acteurs en peu de mots et peu de gestes nous entrainent dans une folie communicatrice et dans un humour dévastateur » Regarts.org, le 8 juillet 2018


« un univers poétique démentiel d’une perfection rare, entre deux acteurs magiques (…) [Rufus] excelle dans ce personnage de guérisseur en quête de vérité. (…) Richard Martin campe un tueur neurasthénique plus vrai que nature, avec une prestance magnifique et une superbe qualité d’acteur. » SORTIR ici et ailleurs, le 9 juillet 2018


« On ne présente plus ce talentueux comédien qui fait montre ici de son univers poétique et un peu fou. Sa silhouette longiligne et ses yeux perçants sont toujours là pour nous emmener dans des univers dont lui seul à le secret. Face à lui, Richard Martin, touchant et pathétique, ne démérite pas. Sans jamais savoir quelle piste emprunter, le duo nous entraîne dans son sillage et c’est un plaisir que de les suivre sur les chemins tortueux de leur univers. » La Provence, le 12 juillet 2018


« On ressort de cette représentation transformés, remplis de questionnements, et étourdis par la qualité du jeu d’acteurs et du texte bourré de jeux de mots et d’allusions. Et si le sujet de la pièce était en fin de compte le pouvoir de l’imagination, la magie de la volonté et notre finitude qui façonne notre condition d’être humain ? » Vivant mag, le 13 juillet 2018


« Rufus auteur et interprète de ce huis-clos s’envole, comme à son habitude, dans les hautes sphères de sa poésie intérieure. En toile de fond se pose cependant la très sérieuse question de la maîtrise de sa vie. Sommes-nous contraints de subir le monde qui nous entoure ? Pouvons-nous y échapper ? Comment ? Pourquoi ? Et dans toutes ces questions où se loge le bonheur ?… » La Théâtrotheque, le 15 juillet 2018


« Le duo Rufus-Richard Martin fonctionne bien en transmettant chacun à sa manière une dérision mêlée d’angoisse dans un agréable moment de théâtre» Le Bruit du OFF, le 18 juillet 2018


« Rufus signe un texte au vitriol, pathétique, poétique, plein d’humanisme et d’intelligence (…) L’interprétation des deux acteurs, tous les deux en grande forme, est prodigieuse.

Comme dans l’univers de Samuel Beckett, c’est l’absurde qui l’emporte. L’intrigue est bien construite, la progression, la dynamique théâtrale excellentes et le spectateur est tenu en haleine du début à la fin grâce aux divers rebondissements.  (…)
Du bon, du très bon théâtre. »
Le Jour et La Nuit, juillet 2018


« Entre le thérapeute lunaire et l’as de la gâchette à qui Richard Martin apporte une densité troublante, s’installe un dialogue débridé, riche en angles morts dans lesquels chacun se réfugie pour penser ses plaies. Rufus d’un côté, Martin de l’autre, le face-à-face hésite entre la poésie et la violence (…) Le texte se fait métaphysique, joue avec la psychanalyse, les codes du théâtre, la peur, la mort mais aussi l’espoir et le rêve.

On partait pour un moment de rire sur fond de polar, un peu comme dans une adaptation frenchy de la série US « Les Sopranos », on se retrouve avec une vraie réflexion sur la vie et sur ce qui la construit. Réjouissant. »
La Provence, le 23 juillet 2018


« La confrontation verbale est menée de main de maître par deux comédiens qui excellent et s’amusent des comportements de leurs personnages respectifs. (…) Laissez-vous plutôt emporter loin du conformisme d’une dramaturgie classique pour mieux vous immerger dans cette atmosphère de dérisoire dérision. » La Gazette du Théâtre, le 21 juillet 2018


« La famille, la filiation, la mort, la vie, le destin, le crime… autant de questions existentielles abordées en filigrane par ce duo de comédiens chevronnés, autant de portes ouvertes… Personne n’en ressortira indifférent. » Vaucluse Matin, le 26 juillet 2018


« On rit, beaucoup, c’est un conte philosophique et fantastique plus qu’une comédie, le prétexte à se jouer des mots et de la langue, un formidable duo d’acteurs, jubilatoire et parfaitement rodé. » Envrak.fr, le 30 juillet 2018

Une pièce de Rufus.
Avec Richard Martin, Rufus et Zoé Narcy.


En vidéo

© Candice Nguyen
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© Candice Nguyen Et hop ! Les Guérisseurs © Candice Nguyen
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ADAMI   Spedidam Fonds SACD Avignon Off Théâtre

 

Une production Théâtre Toursky, Cie Richard Martin International (Marseille) · Co-production Théâtre du Sémaphore, scène conventionnée Port-de-Bouc · Co-réalisation Théâtre du Balcon, Cie Serge Barbuscia, scène d'Avignon.