Les expositions 23/24

EXPOSITIONS :
L’ ART DANS TOUS SES ÉTATS !

Le Théâtre Toursky est un lieu de vie artistique où les arts sont partout présents, et sous toutes leurs formes. Tout au long de la Saison, découvrez le travail d’artistes contemporains…

 

Mirelle Chardon – XAM
Exposition L’AIR… OU L’ART DE RIEN du 6 octobre au 21 octobre 2023
Vernissage le 14 octobre à partir de 16h

 

Découvrez l’univers captivant de Mireille Chardon à travers une exposition qui repousse les frontières de la créativité artistique. Connu pour son travail plastique et artistique engagé auprès des jeunes, des adolescents et des marginalisés, Mireille Chardon élargit aujourd’hui son champ d’action en proposant des conférences sur l’art contemporain adaptées à chaque public.

À travers une carrière artistique qui s’étend des œuvres sur acrylique à celles réalisées sur glace, neige, métal, ou encore bois flottés, Mireille Chardon explore l’art sous toutes ses formes, de la photographie à la macrophotographie, en passant par l’infographie. Son travail transforme l’espace, le réinvente, et invite chaque spectateur à y projeter ses propres fantasmes et interprétations.

Mais l’œuvre de Mireille Chardon va au-delà de la réalisation de photographies revisitées. Elle donne naissance à des grands formats recomposés, des peintures qui émergent de ses réalisations photographiques, créant ainsi une œuvre en constante évolution.

Le vernissage de cette exposition sera l’occasion de vous plonger dans l’univers du “plastic painting”, une nouvelle dimension de ses recherches artistiques. Vivez une expérience artistique enrichissante qui célèbre la diversité de l’expression artistique contemporaine.

Pour en savoir plus sur cette artiste vous pouvez consulter le dossier pdf suivant : Expo XAM


 

Ariane Pasco

Ariane Pasco – POCHOIR
Exposition LES ICÔNES RÉVÉLÉES du 6 novembre au 22 décembre 2023
Vernissage le 8 novembre à 18h Avec Live painting des artistes

Ariane Pasco, cofondatrice du collectif Nice Art en 1986, et active sur les murs depuis. Le medium de Nice Art est le pochoir, décliné en multiples et en couleurs, et leur galerie est la rue, avec ses accidents et sa patine. Nice Art s’est essayé au collage, à la customisation de vinyles et au reverse-graffiti. Ses thèmes de prédilection, les animaux, les icônes du rock, de la littérature et du cinéma, mais aussi des portraits d’inconnus ou d’anonymes. Le credo de Nice Art ? Redonner une place à la nature dans la ville, mettre de la couleur sur les murs, et s’approprier l’espace public avec nos valeurs, pour ne pas subir le matraquage publicitaire de la société de consommation. Parmi les projets de Nice Art, « Rimbaud fait le tour du monde », faire voyager la poésie autour du monde en prolongeant le voyage du poète : confier un portrait sur un livre, un vinyle, une carte routière aux voyageurs et recueillir leurs histoires et leurs images.

 


Anna CondaKaldeaEmyarts

Exposition RÊVERIE URBAINE – Street Art
du 8 janvier au 24 février 2024
Vernissage le 10 janvier à 18h Avec Live painting des artistes

Anna Conda s’inspire des symboles de différentes cultures et traditions qui racontent notamment ses expériences de vie aux différents coins du monde.

Kaldéa exprime ses émotions, son univers onirique sur des grands murs et
toiles. Son imagination et sa passion pour son art sont sans limites.

Emyart’s utilise le pastel à l’huile directement sur les murs. Son travail très coloré s’inspire du rêve pour donner à la réalité plus de couleurs.

 


Demoiselles les amoureuses

DEMOISELLEMM – Peinture
Exposition DEMOISELLES STYLÉES du 11 mars au 6 avril 2024
Vernissage le 13 mars à 18h

Après l’Ecole des Beaux- arts de Marseille, Demoisellemm voyage ensuite à travers le monde et s’imprègne des costumes traditionnels et des couleurs chatoyantes croisés dans les différents pays.
Comme une écriture automatique, elle peint ses Demoiselles en y mettant toujours une touche poétique et féérique. Demoisellmm peint aussi ses grandes femmes imaginaires sur des murs dans la rue ou dans des festivals d’art urbain dans toute la France et dans les autres pays d’Europe.
Pour cette exposition elle proposera une série d’œuvres Les Demoiselles stylées, des grands et des moyens formats de Demoiselles vêtues d’habits extraordinaires, baignées dans un univers féérique et poétique, avec une touche “comedia dell’arte”.

 


Saha Chahab, Jiroft, 2016, technique mixte sur toile pigments, acrylique et minéraux sur toile, 80 x 80 cm

Saha Chahab– Peinture
Exposition LES ROUTES DE LA JOIE
Vernissage le 10 avril 2024 à 18h

Personnage haut en couleur, au caractère bien trempé, à la démarche cadencée, son œuvre a la saveur colorée d’un récit marqué par le désir du voyage. Chahab est né le 20 octobre 1951 à Téhéran. Il quitte sa terre à 22 ans emportant avec lui tous les mystères d’une civilisation millénaire marquée par ses grandeurs et ses tragédies. Nice, Marseille, Aix-en-Provence seront les villégiatures de sa formation aiguisée par le désir de la rencontre et de la connaissance.

L’œuvre de Chahab est teintée par ce monde à la croisée des cultures et par ce goût du “faire”. Comme le décrivait Matisse dans ses cahiers, le “faire” est la qualité première et essentielle de “l’honnête artiste” qui construit pas-à-pas le fauteuil confortable de sa passion. Chahab est d’abord un touche-à-tout pétri de curiosité. Il aura passé un temps certain à dompter toutes les techniques graphiques et picturales : Peinture, sculpture, céramique, gravure et toutes les déclinaisons de l’impression, de la lithographie à la sérigraphie.

Sa vie entière s’est faite de ces rencontres, de ces échanges, de ces croisements venus fertiliser par leur limon, une nature déjà très ouverte aux souffles qui sillonnent le monde.
L’œuvre de Chahab est une joyeuse reconstruction de signes graphiques et picturaux puisant évidemment à la source de ses origines et d’une culture riche et lointaine, chargée de symboles et de souvenirs. Ce n’est pas un programme excluant mais une généalogie de l’accueil, de la sagesse et de la plénitude. Ses œuvres portent le message d’une langue rétinienne universelle : une certaine joie à l’œuvre.

Dans cette hiéroglyphie généreuse du passage et de l’envol marquée notamment par la représentation abondante de l’oiseau, Chahab est resté fidèle à lui-même, à la première pierre. Il a davantage glissé au fil des années vers une sorte de réconciliation plastique plus ambitieuse entre la couleur, le trait et leur fusion dans l’espace. D’une fine gravure à une sculpture monumentale d’acier, d’une découpe de lame froide dans la teinte devenue aérienne au picotement de l’acide qui ronge le métal, on peut identifier ce cheminement qui le conduira à la représentation d’un univers onirique en mutation, un peu hors du monde, un rêve que l’on aimait à décrire comme le vol de l’homme, éternel recommencement jusqu’à ce que surgisse la révélation tant convoitée… Pour l’heure, contentons-nous d’une autre parabole : Chahab transforme les gravas en pépites.
Alain-Jacques Lévrier-Mussat Historien de l’art